Solidarité face à la répression ! Relaxe des étudiants inculpés !

rassemblement le lundi 23 juin à 14h00 au Tribunal de Grande Instance de Lyon

mercredi 11 juin 2014
par  SUD Education Var

JPEG - 20.2 ko

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

Communiqué de presse

Le 4 Mai 2014

_

Le 21 novembre dernier, une violente intervention policière avait lieu à l’université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte mené par les étudiant-e-s et les personnel-le-s qui protestaient contre les nouvelles orientations de l’université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso). Six étudiant-e-s – dont quatre syndicalistes – étaient interpellé-e-s aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l’évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l’ordre au sein de l’université.

Aujourd’hui ce sont trois étudiant-e-s qui sont inculpé-e-s, tou-te-s militant-e-s de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon, et qui passeront en procès le 23 juin prochain.

Pour faire taire celles et ceux qui s’organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d’études et de travail qu’imposent à la majorité des étudiant-e-s et personnel-les les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l’université -immédiatement soutenue par la ministre Fioraso – n’a offert comme seule réponse l’intervention des forces de l’ordre au sein même de l’université.

Nos 3 camarades, ciblé-e-s par la présidence pour leur activité syndicale au sein de l’université – parmi eux figure l’élu au conseil d’administration de l’université Lyon II – sont ainsi poursuivi-e-s pour des chefs d’inculpation de « violences » et « rébellion ».

Mais qui sont les « violents » ?

Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu’ils et elles soient avec ou sans papiers ? Les personnel-le-s qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ? Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiant-e-s et personnel-les et l’imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!

Un de nos camarades se trouve en outre convoqué ce même jour suite à une plainte déposée par l’UNI-Mét pour « arrachage » de tracts et « menaces ».

Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiant-e-s en lutte. Ils ont en effet en commun la défense des mêmes intérêts de la classe dominante, des mêmes réformes de privatisation faisant, entre autres, de l’université une institution toujours plus sélective socialement. Ils partagent ainsi les mêmes ennemis.

Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu’à Lyon. Partout les mêmes procédés sont employés par l’Etat afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système en restructuration qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d’entre nous.

Loin de ne frapper que nos seul-e-s militant-e-s, la répression s’abat sur tou-te-s celles et ceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l’hôpital a fait appel aux forces de l’ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamné-e-s à de la prison avec sursis, tandis que d’autres ont été placé-e-s 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour « menaces » d’un syndicat de cadres, avant de ressortir libres sans convocation. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d’emprisonnement qui ont été requises contre des salarié-e-s d’Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010…

Contre la répression politique et syndicale nous appelons donc à nous rassembler le


lundi 23 juin à 14h00


au Tribunal de Grande Instance de Lyon


et à venir soutenir nos camarades à l’audience (8ème chambre correctionnelle) afin de défendre la seule décision juste : la relaxe

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes
Porte-parolat : 06.86.80.24.45
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/
contact@solidaires-etudiant-e-s.org
Contacts locaux : uselfse@yahoo.frhttps://fselyon.wordpress.com/

TELECHARGER LE COMMUNIQUE

JPEG - 50.5 ko

Annonces

Contacter SUD Education Var

SUD Éducation Var
Siège du syndicat
La Luciole, 36 rue Émile Vincent, 83000 Toulon
Téléphone : 04 94 21 81 89
Fax : 04 22 14 08 43
mél : contact @ sudeduc83.org

Union locale Solidaires Dracénie
12 Boulevard Foch, 83300 Draguignan
Téléphone : 04 94 85 07 72
Fax : 04 22 14 08 64

Adhérer à SUD Éducation Var


Brèves

Coordination de l’Université de Toulon

mardi 31 mars 2009

Contacts pour la Coordination de l’Université de Toulon qui mène la lutte depuis 8 semaines

Un site d’informations : www.intersyndic-tln.fr

Un mail : coordination AT intersyndic-tln.fr

Un téléphone : 04 94 14 23 67

Convergence des luttes - Vendredi 3 avril 2009

mardi 31 mars 2009

17H00 :"Nuit des convergences" (concerts, tables rondes, AG, film...)

18H00-19H30 : AG "Monde de l’éducation

AG du monde de l’Education

samedi 21 mars 2009

Face à la privatisation de notre système éducatif et le filtrage de l’information auquel nous assistons, la Coordination Nationale des Université appelle à élargir, de la maternelle à l’université et à l’ensemble des acteurs de l’Education, le mouvement que nous menons depuis plusieurs mois (depuis la rentrée 2008 pour les IUFM, depuis le mois de novembre 2008 pour les IUT et depuis le mois de janvier 2009 pour l’ensemble des universités).

Dans ce but, la coordination locale de l’université de Toulon vous invite à une

Assemblée Générale
mercredi 25 mars 2009
17h00
en amphi 400
du campus universitaire de la garde