Décentralisation... c’est toujours non !

SUD Education Var
jeudi 28 juin 2007
par  SUD Education Var

SUD Education refuse toujours la décentralisation !
Aujourd’hui, état, régions, départements et communes
cassent les statuts des personnels TOS et préparent
pour demain la privatisation de l’ensemble des missions
de l’éducation.

Il suffit d’avoir participé à une réunion avec le conseil
régional PACA à ce sujet pour voir que la seule problématique
qui se pose aux régions concerne la façon de
prendre en charge la gestion des personnels
(intégration, recrutement, remplacements, absences,
maladies, ...) et non pas le fond politique qui consiste à
savoir si ce transfert est une bonne chose pour les personnels
et le système éducatif.

En cela, le transfert des personnels TOS n’est que la
première étape, qui permet de « tester » sur le terrain
les techniques de transfert des compétences et de gestion
des personnels. En effet, il suffit d’avoir entendu de
la bouche même de Robert Alfonsi, élu régional en
charge de l’éducation, dire que « Dieu merci, nous
n’avons pas encore en charge les enseignants »...

Il faut toutefois reconnaître que les TOS transféré à la
régions PACA (lycées) sont bien moins mal lotis que
ceux du département du Var (collèges) en raison des
majorités politiques différentes des deux collectivités
territoriales et donc de leurs choix politiques. On voit
donc bien que tout dépend, et dépendra en fonction
des alternances politiques, de la volonté des collectivités
territoriales à prendre en charge correctement telles
ou telles missions qui leur incombent désormais, avec
pour premières victimes les personnels et les élèves
qui devront pâtir de telle ou telle disparité en fonction
des choix politiques opérés.

Le meilleur exemple de ces disparités liées au seuls
choix des politiques en matière d’éducation est la situation
faite aux écoles. Tout le monde sait bien qu’en
fonction de la commune les moyens attribués aux écoles
ne seront pas les mêmes que ce soit du point de
vue financier (budgets alloués) ou humain (mise à disposition
de personnels ATSEM). Sans compter la privatisation
déjà bien entamée des services de cantines de
plus en plus souvent externalisées par dans le cadre
des marchés publics. Qu’en sera t’il si un jour les EPEP
venaient à être créés ? Il y aurait à coup sûr une augmentation
des disparités entre écoles au sein d’une
même commune puisqu’elles seront mises en concurrences
au travers des projets d ’école... et pour conséquence
à terme, la gestion des enseignants du 1er degré
par les communes ?

La situation pourrait bien être semblable dans les collèges
et lycées avec la mise en place de l’autonomie de
ces établissements qui donnerait au chef d’établissement
des pouvoirs encore plus importants sur la gestion des
crédits, des enseignants et personnels IATOSS (s’ils ne
sont pas transférés eux non plus d’ici là). Les parallèles
entre le 1er degré et le 2nd degré sont de plus en plus
évidents. Pour s’en convaincre il suffit de prendre le seul
exemple des conseils pédagogiques dont le but est d’encadrer
la liberté pédagogique des enseignants, et de la
mettre au service du chef d’établissement. Comme dans
le projet d’EPEP qui en matière de pédagogie donne le
pouvoir au « super directeur » et au conseil d’administration...

Cette autonomie tant vantée par certain-e-s, les personnels
des universités savent à quoi elle correspond et vers
quoi elle nous conduit : les universités deviendront des
« entreprises » d’enseignement supérieur, chargées de
se chercher des crédits au gré des collaborations avec
l’industrie et de ses besoin en matière de recherche appliquée
(terminée la recherche fondamentale). Sans que
cette autonomie soit totale, on a déjà pu voir ses limites à
l’université du Sud Toulon-Var avec la situation financière
catastrophique qu’elle connaît depuis quelques années
parce qu’elle a été gérée selon des critères venus du secteur
privé en pensant que la communication arrivera à
« vendre » le produit « université ».

N’oublions pas pour terminer que la décentralisation actuelle
est l’oeuvre du gouvernement Chirac-Raffarin-
Sarkozy, qu’elle reposait sur le rapport Mauroy (17 octobre
2000) et que Ségolène Royal a répété plusieurs fois
au cours de sa campagne qu’elle irait plus loin dans la
décentralisation... quoi qu’il arrive il faudra se battre pour
empêcher l’état de dépecer encore plus le système éducatif.

Pour toutes ces raisons, SUD Education a toujours
dit non à la décentralisation et continuera à se battre
contre son application tout en exigeant l’abrogation
de la loi de décentralisation.

De la même manière nous continuerons à dénoncer et à demander l’abrogation de la loi Fillon sur « l’avenir de l’école » et le décret De Robien du 12 février 2007 sur les obligations de service des enseignants du 2nd degré.


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