Plan social Darcos-Sarkozy, rapport Pochard : Ne laissons pas faire, Tou-te-s en grève !

mercredi 16 avril 2008
par  SUD Education Var

Tract commun de la fédération SUD Etudiant et de la fédération SUD Education.

L’éducation nationale est mise en première ligne du plan de rigueur du gouvernement : 11 200 suppressions de postes sont annoncées pour 2008 et 20 000 par an jusqu’en 2012. Ces mesures drastiques ont des conséquences terribles à la fois pour les enseignant-e-s
et personnels des établissements (augmentation des heures supplémentaires, classes surchargées, doublements de la charge de travail pour les Assistants d’éducation et les personnels)
mais également pour les élèves touchés de plein fouet : suppressions de classes, d’options, fin et des dédoublements, sureffectifs. Les établissements des quartiers populaires, déjà en
grand manque de moyens, vont êtres les plus pénalisés (+suppression de la carte scolaire).

Ce plan social s’articule avec de profondes réformes de structures pour réduire les heures d’enseignements : suppression du samedi matin dans les écoles mais aussi réforme des BEP/Bac pro avec la suppression du BEP en Lycée pro et Bac pro à en trois
ans. Cela représente 20000 postes chaque année sur 4 ans. Mais il ne s’agit pas uniquement d’une casse matérielle du service public d’éducation. Avec la suppression du BEP,
ce sont des postes et des heures d’enseignement qui sautent ! Et pour les jeunes scolarisés, l’éviction du système scolaire donc la fin d’une garantie d’un minimum salarial.

Parallèlement, les rapports Pochard et Geoffroy préconisent la liquidation du statut de la fonction publique dans l’éducation. Ces propositions de réformes sont en définitives celles
de tous les rapports successifs mis en échec par les mobilisations, depuis 1999 :
- Recrutement des enseignant-e-s dotés d’un “Master enseignement” avec la fin des concours (CAPES...)
- Mise en concurrence des établissements et, de fait, une aggravation des inégalités scolaires.
Avec le désengagement financier de l’Etat et des collectivités territoriales, certains vont devoir trouver des sources de financements extérieurs.
- Flexibilisation et bivalence imposée des enseignant-e-s : un-e enseignant-e pourra être amené à enseigner une autre matière que la sienne pour effectuer un remplacement ou combler un déficit de poste)
- Rôle accru du chef d’établissement dans le recrutement et la gestion des établissements (définition des obligations de service, recrutement des personnels...), renforcement de la hiérachie.
- Salaire et carrière individualisée en fonction du “mérite” et de la “performance”

En outre, le premier degré est également touché par cette volonté gouvernementale de casse de l’éducation publique avec les ré-
formes Darcos : annualisation du temps de travail, mise en place des EPEP (fusion d’écoles élémentaires, directeurs d’école à part
entière et Conseil d’administration = gestion managériale), ce à quoi les enseignant-e-s se sont toujours opposés. Mais aussi nouveaux programmes (apprentissage archaïque de la lecture et de l’écriture, cours de morale...), qui remettent en cause une pédagogie
critique et imposent un modèle d’apprentissage aux professeurEs des écoles.

Toutes ces attaques sont la continuité d’une casse globale du service public d’enseignement, d’une sélection dans les lycées et à
l’entrée des universités, déjà amorcés avec la Loi d’autonomie des Universités.
Le gouvernement veut construire une éducation à deux vitesses, au service des besoins économiques.
Tout cela est pour nous inacceptable ! Nous soutenons la mobilisation et appelons à l’amplifier partout afin construire un mouvement
de grève reconductible national. Les personnels précaires sont déjà trop nombreux dans l’éducation nationale (CAE, EVS, contracuels, vacataires...).
Nous demandons la titularisation de tous les personnels, la création de postes, en fonction des besoins réels, l’abandon des réformes
en cours, l’augmentation des salaires.


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Brèves

Relaxe d’un policier à Nantes : adresse au nouveau Président de la République

jeudi 10 mai 2012

En novembre 2007, un policier cagoulé et casqué, en armure, protégé derrière une grille, expérimentait sa nouvelle arme, un « lanceur de Balles », en ajustant son tir dans l’œil d’un lycéen dans une manifestation.

Le 3 avril 2012, la Justice prononçait la relaxe de ce policier, tireur récidiviste, au tribunal de Nantes.

Est-il possible que nous vivions dans un pays où l’on peut mutiler un jeune homme pour le seul fait d’avoir manifesté pacifiquement ?

Sur le Web : Suite du texte

Dispositif de négociation palabre : Négo pipeau !

vendredi 13 mars 2009

Communiqué de la fédération des syndicats SUD Education suite à la réunion du lundi 9 mars au ministère (grève du 19 mars 2009).