Tous en grève à partir du 15 mai

mardi 13 mai 2008
par  SUD Education Var

Non ! La suppression de 11200 postes dans l’éducation nationale n’est pas due à une baisse d’effectifs dans les écoles, les collèges et les lycées ! C’est une décision prise pour faire des économies sur le budget de l’état et mieux répondre aux directives européennes. Ces mesures drastiques ont de graves conséquences à la fois pour les enseignants et personnels des établissements mais également pour les élèves touchés de plein fouet :
- Fermeture de classes dans le primaire et le secondaire
- Augmentation du nombre d’élèves par classe
- Suppression des BEP et d’une année d’études pour les élèves des lycées professionnels
- Suppression des dédoublements de classes
- Suppression d’options et d’enseignements
- De nombreux remplacements non assurés par manque d’enseignants

Les différentes propositions de réforme de l’éducation sonnent le glas de l’éducation nationale :
- Des nouveaux programmes dans le premier degré qui remettent en cause une pédagogie critique
- La suppression de la carte scolaire qui va toucher les établissements des quartiers populaires, déjà en grand manque de moyens
- Une plus grande autonomie et une mise en concurrence des établissements. Que vont devenir les programmes nationaux et les diplômes ?
- Un financement au mérite qui renforce les inégalités entre établissements
- Une privatisation de l’éducation nationale par un désengagement financier de l’état
- La liquidation du statut de la fonction publique dans l’éducation

Toutes ces attaques sont la continuité d’une casse globale du service public d’enseignement, d’une sélection dans les lycées et à l’entrée des universités, déjà amorcée avec la Loi d’autonomie des Universités. Au delà, c’est une nouvelle offensive contre le monde du travail (baisse du pouvoir d’achat, casse des retraites, de la couverture maladie, du droit du travail…)

Le 15 mai, la fédération SUD éducation appelle à la grève unitaire dans l’éducation nationale. Elle se félicite de l’extension de l’appel à la fonction publique par certaines organisations dont Solidaires. C’est en effet toute la fonction publique qui est touchée dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et du livre blanc (plan social de 200 000 suppressions de postes, casse des statuts, mise en concurrence…)

Mais une nouvelle journée ne suffira pas. La fédération SUD éducation et Solidaires appellent à construire la reconduction de la grève au lendemain du 15 mai sur la base des revendications des personnels, des lyceenNEs, des étudiantEs et des fonctionnaires.

Nous exigeons :
- La création de tous les postes nécessaires dans le 1er degré et le 2nd degré et à l’université (profs, vie scolaire, orientation, médicaux, sociaux, TOS, remplacement, renforcement des moyens des RASED…).
- La limitation des effectifs par classe, les possibilités de dédoublements et de travail en petits groupes d’élèves.
- La titularisation sans condition de nationalité ni de diplôme de tous les personnels précaires.
- L’abandon des réformes en cours dans la fonction publique, et le retrait des rapports qui les préparent.
- L’arrêt immédiat de tous les processus centralisés de fichages informatiques des élèves.
- Le maintien de tous les personnels de l’éducation nationale dans la fonction publique d’Etat.
- Dans l’ensemble de la fonction publique, une augmentation uniforme des salaires, 300 euros pour tous.


Annonces

Contacter SUD Education Var

SUD Éducation Var
Siège du syndicat
La Luciole, 36 rue Émile Vincent, 83000 Toulon
Téléphone : 04 94 21 81 89
Fax : 04 22 14 08 43
mél : contact @ sudeduc83.org

Union locale Solidaires Dracénie
12 Boulevard Foch, 83300 Draguignan
Téléphone : 04 94 85 07 72
Fax : 04 22 14 08 64

Adhérer à SUD Éducation Var


Brèves

Relaxe d’un policier à Nantes : adresse au nouveau Président de la République

jeudi 10 mai 2012

En novembre 2007, un policier cagoulé et casqué, en armure, protégé derrière une grille, expérimentait sa nouvelle arme, un « lanceur de Balles », en ajustant son tir dans l’œil d’un lycéen dans une manifestation.

Le 3 avril 2012, la Justice prononçait la relaxe de ce policier, tireur récidiviste, au tribunal de Nantes.

Est-il possible que nous vivions dans un pays où l’on peut mutiler un jeune homme pour le seul fait d’avoir manifesté pacifiquement ?

Sur le Web : Suite du texte

Dispositif de négociation palabre : Négo pipeau !

vendredi 13 mars 2009

Communiqué de la fédération des syndicats SUD Education suite à la réunion du lundi 9 mars au ministère (grève du 19 mars 2009).