Personnels administratifs : Cette nouvelle rentrée scolaire s’est placée encore une fois sous le signe des reculs sociaux.

mardi 11 octobre 2011
par  SUD Education Var

L’Éducation Nationale, comme l’ensemble des services publics, subit une nouvelle coupe du nombre d’enseignant-e-s et de personnels administratifs et techniques. Le but affiché, de ces dizaines de milliers de postes supprimés dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) est lié à la volonté dogmatique de réduire le budget de l’État… mais ce sont d’un côté nos élèves qui pâtissent de conditions d’apprentissage de moins en moins bonnes, et d’un autre côté les personnels qui voient leurs conditions de travail se détériorer.

Les suppressions de postes ont pour effet immédiat d’augmenter notre charge de travail.

Comment peut on continuer à effectuer le même travail, avec la même rigueur, lorsque le nombre d’agents pour assurer l’ensemble des tâches diminue ? Ce d’autant plus que les tâches à réaliser ne sont pas moins nombreuses, au contraire. C’est mécanique !
On nous rétorque que la bureautique nous permet de gagner du temps… Si sur certains travaux nous gagnons effectivement du temps, les outils ne sont pas forcément toujours adaptés, les agents n’y sont pas toujours formés et doivent apprendre sur le tas, avant de pouvoir aller à une formation, lorsque celle-ci existe. Et trop nombreux sont aussi les collègues qui ne s’inscrivent pas à des formations, de peur de ne pas pouvoir terminer leur travail. SUD Éducation revendique l’annulation des 1700 suppressions de postes de personnels administratifs de ces trois dernières années et la créations des postes nécessaires à l’exercice d’un service public de qualité.

La précarité n’est pas une solution.

Les suppressions de postes de contrats dits « aidés » n’arrangent rien à la situation. Depuis des années, ces personnels précaires occupent des postes qui correspondent à de véritables besoins en terme de travail. Que ce soit dans les services administratifs, dans les CDI, dans les services de vie scolaire, dans les écoles, chaque poste supprimé est une charge de travail supplémentaire pour celles et ceux qui sont en poste. Que d’énergie passée par les agents à former ces personnels, sans reconnaissance aucune, pour ensuite perdre tout ce savoir faire transmis et acquis. A SUD Éducation nous avons toujours dénoncé les recrutements de personnels précaires, qui ne sont des solutions pérennes ni pour les salariés concernée, ni pour le service public. C’est pourquoi aussi, nous revendiquons la titularisation immédiate des précaires, sans condition de concours ni de nationalité. Ils et elles ont été recrutés, ont largement réalisés leur période d’essai, ont appris et accomplis des tâches spécifiques à l’Éducation Nationale.

Dans le même temps, les pressions hiérarchiques augmentent.

Certaines informations en cette rentrée font état de changements d’emplois du temps, d’horaires, de réorganisations de services dans les premiers jours de septembre… autant de « crises d’autorité » de la part de certains chefs. Les personnels administratifs, surtout les adjointes et les adjoints, sont de plus en plus soumis à l’arbitraire de leurs supérieurs hiérarchiques. Quand il n’y a pas de problème tout se passe bien, mais dès qu’il y a un soucis, la notation-évaluation devient une moyen de pression supplémentaire. A qui fera t’on croire au bien fondé des objectifs fixés ? Ce n’est pas de chiffres dont les usagers (enseignant-e-s, parents, élèves) ont besoin, mais d’un service public de qualité. Pour cela il faut pouvoir travailler dans la sérénité.

Côté rémunération c’est la misère.

Nos salaires stagnent depuis des années, et ce ne sont pas les petites revalorisations ponctuelles, qui améliorent notre quotidien. Combien de personnels font un travail qui relève de la catégorie supérieure sans en avoir la rémunération ? Le coût de la vie augmente (nourriture, gaz, électricité, téléphone, loyers, carburant…). Combien d’entre nous n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois ? Années après années les salariés s’appauvrissent.

SUD Education a appelé à la grève le 27 septembre 2011 pour protester contre la dégradation générale de nos conditions de travail dans l’Education Nationale. Nous en avons fait de même pour la journée de grève interprofessionnelle du 11 octobre, pour revendiquer une vie meilleure pour toutes et tous, ce qui passe obligatoirement par une meilleure répartition des richesses. Il ne s’agit pas de se résigner, mais bien de passer à l’offensive.

Et parce que seule la lutte paie, qu’ensemble nous sommes plus forts, syndiquez-vous, rejoignez SUD Éducation. Et pour renforcer le poids d’un syndicalisme sans concessions, aux élections professionnelles d’octobre, VOTEZ SUD ÉDUCATION !


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