Défense de l’école publique - Retrait du plan Fillon

Fédération SUD Education
mardi 29 mars 2005
par  SUD Education Var

Contre ce gouvernement désavoué par l’ensemble du monde du travail et lancé dans une politique de régression sociale adossée aux diktats du libéralisme européen, la colère s’amplifie même si la défaite de 2003 sur les retraites et la décentralisation pèse toujours négativement.
Sur les salaires, le gouvernement fait semblant de reculer pour tenter de sauver le « Oui » au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen et renforcer les processus de salaire au mérite.

Aujourd’hui, l’école publique est au cœur des attaques libérales contre les services publics. La contestation face à la loi Fillon a donné lieu à plusieurs journées de grève des personnels mais ce sont les lycéens qui ont véritablement engagé la lutte.
Au moment où les lycéens ont débuté leur mobilisation contre l’école à plusieurs vitesses, promise par le plan Fillon, le ministre a gagné du temps en accélérant la procédure parlementaire et en « promenant » les lycéens derrière quelques déclarations.

Le mouvement lycéen n’a pas faibli, ils étaient des milliers à manifester avec les salariés du public et du privé en grève le 10 mars. Ce jour là, les lycéens, dans de nombreuses villes de France et dans les formes démocratiques qu’ils ont choisies de se donner, ont appelé les organisations syndicales à les rejoindre par la grève dans les manifestations du 15 mars, jour de présentation du texte Fillon au Sénat.
Ils n’ont pas eu l’écoute qu’ils étaient en droit d’attendre.

La Fédération Sud éducation a appelé explicitement à la grève le 15 mars et participé aux manifestations aux côtés des lycéens avec toute la difficulté que cela représente pour mobiliser quand il n’y a pas d’appel unitaire.

Depuis, la mobilisation des lycéens continue et trouve d’autres formes d’interventions avec notamment la multiplication des occupations de lycées par les lycéens eux-mêmes.
Dans des établissements, des collectifs de personnels se mettent en place contre la loi Fillon et contre les suppressions de postes. Sud éducation encourage ces initiatives, appelle à en créer de nouvelles et mettra ses moyens matériels à disposition des personnels en lutte.

Il est toujours plus difficile de gagner lorsque la loi est votée. Les mésaventures de la loi de décentralisation de 2003 n’ont visiblement pas servi de leçon... Les organisations syndicales traditionnelles n’envisagent qu’une série de manifestations le samedi 2 avril alors que le texte Fillon terminait son parcours au parlement pour être voté le 24 mars.

Sud éducation reste opposé à cette loi Fillon. Nous l’avons écrit, comme l’ont écrit les organisations syndicales majoritaires pour la grève du 20 janvier.
Notre combat est aussi celui des lycéens pour la défense de l’Ecole Publique, nous voulons travailler à faire de ce combat, celui de l’ensemble des forces sociales contre un processus qui travaille à la marchandisation de l’enseignement.

En cohérence avec notre défense des positions acquises par le salariat au cours de décennies de lutte, au nom de la défense de l’Ecole Laïque, Sud éducation appelle à voter « NON », lors du référendum du 29 mai 2005.

La Fédération Sud éducation appelle les personnels à saisir toutes les situations favorisant la construction du rapport de force, à construire la mobilisation en s’inscrivant dans les manifestations de lycéens et d’étudiants pour l’abrogation de la loi Fillon et la création des postes statutaires nécessaires à la rentrée 2005.

Conseil Fédéral Sud éducation, Paris le 25 mars 2005

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